samedi 4 décembre 2010

Avoirs, êtres et sites web

Les caisses populaires Desjardins ont longtemps eu comme slogan « Conjuguer avoirs et êtres ». Le jeu de mots est brillant. De plus, je trouve ce slogan intéressant dans le contexte des sites web.

J’associe le nom « avoirs » à des actifs productifs ou des investissements dont nous nous attendons de recevoir des dividendes. De la même façon, un site web est un avoir et non pas une dépense courante comme par exemple une campagne publicitaire dont l’effet s’estomperait rapidement après avoir payé la facture.

Ceux qui connaissent l’espagnol savent que le verbe « être » a deux significations. L’une, traduite par « estar », réfère à un emplacement et l’autre, traduite par « ser », réfère à la nature ou l’essence d’une chose. Ainsi, un site web représente votre être virtuel avec son espace sur l’Internet et son identité.

Finalement, il ne suffit pas de posséder ou d’avoir un site web mais bien qu'il soit (verbe être) vivant et dynamique.

Commentaires?

5 commentaires:

Martin Lessard a dit...

Pour poursuivre sur la piste ontologique, on peut affirmer sans crainte que ce n'est pas tout le monde qui veut/peut être (estar) sur un blogue... Le dynamisme et la vivacité peut aussi s'exprimer ailleurs (réseaux sociaux ou dans la vrai vie)...

Marc Poulin a dit...

Martin, excellente ton idée de passer de la simple existence à la vivacité. En effet, pour garder un site web ou un blogue vivant, il faut le nourrir de nouveaux contenus intéressants.

JF Belisle a dit...

Billet simple et plein de bon sens Marc, bravo! J'admet qu'il est clair de ne pas avoir de blogs que d'avoir un blog avec aucune information utile. Selon toi, qu'elle est la fréquence minimale qu'une entreprise peut se permettre dans la mesure où le contenu est pertinent? Une fois par mois? Une fois par deux mois?

Benoît Garceau a dit...

Belle analogie. être ou ne pas être en espagnol pourrait être Ser o no estar? ou vice-versa...

Maintenant, le motto de Desjardins est Coopérer pour créer l'avenir. Moins songé que l'ancien, il met en valeur la coopération qui est, à mon avis, un des gardes-fou de la démocratie.

On sent que la "culture populaire" se laisse facilement influencer par les discours politico-financiste-mondialiste qui délaisse l'humain au profit du tout entreprise... La coopération, deux c'est mieux... Ensemble c'est l'avenir...

Marc Poulin a dit...

JF, Toi et tes questions à $1,000!!

La fréquence de contenu nouveau dans un site se doit d'être en proportion avec le rendement potentiel. Une très petite organisation ne peut sans doute pas se permettre de dépenser 30,000$ en écriture de contenu. Par contre, une multinationale comme Bombardier, avec son potentiel de revenu, peut sans doute se permettre des billets à tous les jours.

Benoît, merci pour la mise à jour sur Desjardins.

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